L’auteur

Fateh Beroual, jeune illustrateur strasbourgeois et auteur du blog « Journal d’Orion » nous parle de lui :

– Qui es-tu ?

Oups ça commence plutôt bien … le genre de question qui appelle non pas une réponse mais toute une vie d’introspection (rire) Pour faire simple, je me prénomme Fateh.
Pour faire plus élaboré, je suis une sorte de mystique emprisonné dans le corps d’un sceptique, imagines un peu la schizophrénie … mais je me soigne (rire) 

– Pourquoi ce titre ? Le journal d’Orion ?
Cette information est classée secret défense ! Plus sérieusement, je m’amuse – au dépend du lecteur il est vrai – à entourer d’une sorte d’aura de mystère la raison de ce choix de titre pour mon blog, car il y en a bien une, mais je la garde pour moi, pour le moment …

– A qui adresses-tu ce blog ?
Curieusement, au départ c’était un trip perso, dédié à un autre projet perso dont je pourrais te reparler plus tard, puis mes amis commençaient à le lire et à l’apprécier. C’est alors que j’ai diversifié les sujets pour toucher plus de monde, donc personne en particulier, tous ceux qui aiment mon humour


– On te d
écrit comme étant un pince sans rire
Comme dis auparavant, je crois en pas mal de choses mais j’ai un coté sceptique qui me ramène toujours sur Terre, c’est ce coté qui chez moi est très doué dès qu’il s’agit de trouver les failles dans une logique soit disant cohérente, une croyance soit disant inébranlable, un raisonnement soit disant viable, bref, comme je n’aime pas faire de mal aux gens, mon humour est ma seule épée pour remettre certaines choses à leurs places, mais pour que la lame de l’épée soit un minimum aiguisée, cet humour se doit d’être caustique voir cynique.

– Est-il difficile de se moquer de soit ?
Je ne me suis pas posé cette question. Je le fais par soucis d’équilibre, pas seulement l’équilibre de mon mental, mais je me permets des moqueries sur des sujets divers et surtout sur les gens, alors j’estime juste le fait de ne pas m’épargner moi-même (rire) c’est aussi une façon de couper l’herbe sous les pieds de ceux qui se sentiraient injustement visé par mes articles. 

– D’ou te viens ton inspiration ?
L’actualité y est pour beaucoup, mais aussi des domaines plus subtils, voir existentiels du genre « les plantes d’appartement ont-elles une âme ? » 

– Y’a t-il des thèmes que tu préfères ?
J’essaie tant que possible de garder un blog BD généraliste, mais il est vrai que j’aime traiter des sujets comme le high-tech, étant moi-même un peu geek sur les bords – je prends un traitement pour ça aussi – les possibilités de gags y sont nombreuses.

 

 – D’autres que tu refuse d’aborder ?
A vrai dire j’aimerais traiter de beaucoup d’autres sujets, dont certains graves et je ne le fais pas par refus de blesser, cela peut être interprété comme de la lâcheté, mais comme le déclarais Pierre Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.

Au fil du temps, je peaufine sans relâche mon humour et j’aspire à pouvoir un jour trouver un angle d’attaque qui m’autorisera à parler d’un sujet sensible en m’y délestant d’un maximum de dédain et de démagogie tout en y employant un maximum de discernement et de méthodologie. Car la finalité de l’humour selon moi est d’exorciser le désespoir quel qu’il soit.

 – Ton modèle en dessin ?
J’en ai plusieurs, quand j’étais enfant, les auteurs de mangas évidemment, Akira Toriyama entre autres, qui a gardé une influence encore marquante sur moi aujourd’hui, au même titre que Miyazaki, il dépeint tout un monde original et coloré qui lui est propre.

Aujourd’hui, j’ai beaucoup de considération pour Arthur de Pins d’un coté, pour son coté graphique et technique, puis Boulet de l’autre, pour son coté scénaristique hors pair.

 – Quelles sont les étapes de réalisation d’un article sur le Journal d’Orion ?
L’idée me vient souvent d’un coup ! Comme si on me jetait un caillou sur la tête depuis les cieux … Ça fais mal (rire) je ne me l’explique pas encore, mais elle est souvent déjà construite. Un rapide rough sur un petit carnet de feuilles blanches puis je passe au propre sur du papier type Layout sur lequel je trace à la mine bleue type H ou 2H.
Je repasse dessus au trait avec un Uni Pin Fine Line Puis un scan 300 dpi me suffit en général, car je véctorise ensuite mon tracé sur Illustrator après l’avoir nettoyé sous Photoshop.
Cela me permet d’obtenir un trait lisse, net et propre.
La colorisation se fait également sur Illustrator dans un calque inférieur, les bulles de texte sur un autre calque et le tour est joué.

 

 – Sur quels autres types de projets souhaites-tu travailler ?
J’aimerais beaucoup illustrer pour des livres de jeunesse, il m’arrive souvent d’en lire pour mon fils adoré et j’aime beaucoup cet aspect du métier d’illustrateur avec son côté un peu naïf et sincère, ce qui manque un peu à mon blog (rire)
Autrement je travaille en parallèle sur un gigantesque projet de Bd (en plusieurs volumes) avec un scénario qui ferait passer Lost pour une devinette de resto chinois.

Un grand merci à Emma
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2 réflexions sur “L’auteur

  1. Superbe boulot depuis Attala ! Vraiment bien joué !
    j’aime l’expression rapide, le plus simple et efficace possible, c’est du trèèès bon !
    Je vais en partager deux trois qui m’ont vraiment fait rire !!!
    en plus je suis dans cette même frénésie additive pour apple en ce moment, mise a jour ios5 tout le bordel 🙂
    a bientôt !!!

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